Éliane Jeannin-Garreau dans les années 1940

Une jeunesse entre art et engagement

Née à Bayonne en 1911, Éliane Jeannin-Garreau fait ses études à l’École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris.

Le 18 juin 1940, elle adhère à l’appel du Général de Gaulle et, deux ans plus tard, entre dans un réseau actif de résistance. Elle s’occupe de la presse clandestine, de la fabrication de faux papiers, et vient en aide aux Juifs et aux personnes traquées par la police.

Le 31 août 1943, elle est arrêtée et conduite au siège de la Gestapo, où elle sera interrogée et torturée. Elle ne livrera jamais les noms de ses camarades. 

Déportation et captivité

Transférée à la prison de Fresnes, elle est mise au secret pendant quarante-cinq jours. Le 31 janvier 1944, elle est déportée au camp de Ravensbrück par le convoi dit « des 27 000 ».

C’est à cette époque qu’elle fait la connaissance de Geneviève de Gaulle-Anthonioz, déportée dans le même convoi. Elle est profondément marquée par la solidarité entre les déportées, par-delà les clivages politiques, religieux et sociaux.

En avril 1944, elle est transférée au camp de travail forcé de Holleischen, où elle participe au sabotage du travail imposé par les usines d’armement allemandes. Le 5 mai 1945, le camp où elle est internée est libéré et elle rentre à Paris le 20 mai 1945. 

Dessin d’Éliane Jeannin-Garreau à Ravensbrück

Éliane Jeannin-Garreau pendant la rédaction de son témoignage

Un témoignage unique et vivant

Dans les années 1990, face à la montée du négationnisme et dans le contexte de la guerre de Yougoslavie qui voit la résurgence des camps en Europe, elle ressent fortement le besoin de témoigner.

Dans les années 1990, elle rédige un témoignage et publie également une cinquantaine de dessins sur son expérience. Elle commente ces dessins dans un film tourné en 1994.

Éliane décède le 15 juin 1999 à Châtillon (Hauts-de-Seine). Son témoignage écrit sera édité chez Arléa, sous le titre Une Résistante, en janvier 2027.

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